La Kawasaki KLE 500 signe le retour d’un nom bien connu dans la gamme du constructeur japonais. Avec son look de trail inspiré du rallye, son bicylindre de 500 cm³ et surtout une puissance de 45,4 ch, elle s’inscrit directement dans la catégorie des motos accessibles avec le permis A2. Mais cette nouvelle KLE 500 est-elle réellement adaptée à un jeune permis ? Essai.
Pensée pour être polyvalente, la KLE 500 SE entend répondre à plusieurs usages. Ville, routes départementales, autoroute ou chemins roulants : le trail Kawasaki cherche à offrir une moto capable de suivre son pilote au quotidien tout en conservant une vraie dimension aventure.
Produite une première fois par Kawasaki entre 1991 et 2006, la KLE avait ensuite disparu du catalogue. Son retour en 2026 intervient alors que le marché des trails A2 connaît un regain d’intérêt, notamment avec l’arrivée de nombreux modèles européens et chinois.
Kawasaki KLE 500 : une moto A2 au look de rallye
Difficile de passer à côté du style de la nouvelle Kawasaki KLE 500. Sa silhouette haute et étroite reprend les codes des trails orientés aventure, avec une inspiration clairement puisée dans l’univers du rallye-raid.
La présence d’une roue avant de 21 pouces et d’une roue arrière de 17 pouces confirme cette orientation. La double optique avant anguleuse apporte pour sa part une touche plus moderne, avec un dessin qui rappelle certains modèles de la famille Z.
Le réservoir de 16 litres, les écopes latérales et leurs déflecteurs intégrés renforcent encore cette identité de trail. La finition générale est plutôt sérieuse, avec notamment des carters et des platines métalliques de bonne qualité. Quelques câbles et durites auraient toutefois mérité une intégration plus soignée.
Pour un jeune permis A2, la KLE 500 SE propose donc une alternative aux roadsters et trails plus classiques, avec une présentation davantage tournée vers l’aventure.
Quel équipement pour la Kawasaki KLE 500 SE ?
Kawasaki propose deux niveaux de finition pour sa KLE 500 : la version standard et la KLE 500 SE, essayée ici.
La version de base dispose notamment d’un écran LCD, d’une fourche inversée KYB de 43 mm, d’un ABS, d’un embrayage anti-dribble et d’un amortisseur Uni-Trak réglable en précharge.
La version SE ajoute plusieurs équipements intéressants pour un usage quotidien et les voyages. Elle reçoit une bulle haute, des protège-mains, une prise USB-C, des clignotants à LED, un sabot moteur plus enveloppant et surtout un écran TFT couleur de 4,3 pouces.
Ce dernier peut être associé à un smartphone grâce à l’application Rideology. Le pilote peut notamment accéder à différentes informations concernant la moto, comme le niveau de carburant ou le calendrier d’entretien.
En revanche, la KLE 500 reste relativement simple sur certains aspects. Pas de modes moteur, pas de contrôle de traction et pas de leviers réglables, y compris sur la version SE.
Pour un permis A2, cette simplicité peut toutefois être perçue comme un avantage : les commandes restent facilement compréhensibles et l’électronique ne vient pas complexifier la prise en main.
Une hauteur de selle de 870 mm : attention pour les jeunes permis A2
C’est probablement l’un des principaux points à prendre en compte avant de choisir cette Kawasaki. La hauteur de selle atteint 870 mm, une valeur importante pour un trail accessible au permis A2.
Les pilotes mesurant moins d’1,80 m pourront donc être moins à l’aise lors des manœuvres à l’arrêt ou dans les situations nécessitant de poser facilement les pieds au sol. À l’inverse, les grands gabarits profiteront pleinement de cette position dominante.
Une fois installé, le triangle selle-guidon-repose-pieds est particulièrement bien pensé. Le guidon, large et relativement plat, impose une position naturelle avec les bras légèrement écartés. La selle offre par ailleurs un niveau de confort appréciable.
La protection aérodynamique constitue un autre avantage de la version SE. Sa bulle haute protège efficacement le casque et le haut du corps. La bulle de la version standard, plus basse de 106 mm, est logiquement moins protectrice.
À deux, la KLE 500 reste accueillante. L’assise passager est confortable, même si l’absence de véritables poignées de maintien constitue un petit regret.
Moteur 500 cm³ : la Kawasaki KLE 500 est-elle adaptée au permis A2 ?
C’est évidemment l’un des points essentiels pour un jeune conducteur A2. La Kawasaki KLE 500 reprend le bicylindre parallèle de 500 cm³ déjà utilisé par les Z500, Ninja 500 et Eliminator 500.
Ce moteur quatre-temps à refroidissement liquide développe 45,4 ch à 9 000 tr/min et 42,6 Nm à 6 000 tr/min. Avec ces caractéristiques, la KLE 500 entre naturellement dans la catégorie des motos compatibles avec le permis A2, sans avoir besoin d’être bridée.
Sur la route, le moteur se montre particulièrement souple. Il accepte les reprises à bas régime sans vibrations excessives et délivre une puissance suffisamment progressive pour accompagner un motard qui débute.
La démultiplication relativement courte favorise également la vivacité de la moto. La KLE peut atteindre environ 160 km/h sur route fermée, ce qui laisse une marge suffisante pour les trajets autoroutiers.
À 130 km/h, quelques vibrations mécaniques apparaissent toutefois. C’est surtout à cette vitesse que l’on ressent les limites d’un bicylindre de cette cylindrée. En usage courant, le moteur reste néanmoins l’un des points forts de cette moto A2 Kawasaki.
La consommation annoncée ou constatée se situe autour de 4,1 l/100 km en utilisation normale, avec une consommation pouvant atteindre environ 5,2 l/100 km lors d’une conduite plus dynamique. Avec son réservoir de 16 litres, l’autonomie peut ainsi approcher les 300 km selon le rythme et les conditions de roulage.
Kawasaki KLE 500 SE : un trail A2 facile en ville
Malgré son allure de machine d’aventure, la KLE 500 ne se montre pas intimidante une fois en mouvement.
Avec 195 kg tous pleins faits, elle reste relativement facile à manier. Son rayon de braquage particulièrement court constitue un véritable atout en ville, notamment pour un jeune permis A2 encore en phase d’apprentissage.
L’embrayage est doux et la boîte de vitesses précise. Deux éléments qui contribuent à rendre la moto accessible dans les embouteillages et lors des manœuvres à basse vitesse.
Sur route, la Kawasaki se montre également vive. Elle change facilement de trajectoire et se place rapidement en courbe. Les pneumatiques IRC Trail Winner GP410 offrent un niveau d’adhérence convaincant sur le bitume, y compris lorsque celui-ci est dégradé.
La partie-cycle privilégie toutefois davantage la polyvalence que la conduite sportive. La fourche, relativement souple, entraîne des transferts de masse sensibles lors des freinages appuyés. Elle ne talonne cependant pas et ne vient pas en butée.
Le freinage reste convaincant dans les différentes situations rencontrées, ce qui participe au sentiment de confiance important pour un nouveau titulaire du permis A2.
La Kawasaki KLE 500 SE est-elle une bonne première moto A2 ?
La réponse est plutôt positive. Avec son moteur de 45,4 ch directement compatible avec le permis A2, son comportement accessible et sa polyvalence, la KLE 500 possède de nombreux arguments pour accompagner un jeune motard.
Elle ne se limite d’ailleurs pas à un usage urbain. Son architecture de trail, ses roues de 21 et 17 pouces et sa position de conduite permettent d’envisager aussi bien les balades sur route que les chemins roulants.
Son principal point d’attention concerne la hauteur de selle de 870 mm, qui pourra compliquer la prise en main pour les petits gabarits. Les suspensions, un peu souples lorsque le rythme augmente, constituent également une limite en conduite sportive.
Enfin, le tarif mérite d’être pris en compte : 6 549 euros pour la KLE 500 et 7 399 euros pour la KLE 500 SE.
La Kawasaki KLE 500 SE n’est donc pas nécessairement la moto A2 la plus accessible à tous les profils, mais elle propose une combinaison intéressante entre facilité de conduite, confort, polyvalence et caractère trail. Pour un jeune permis à la recherche d’une première moto capable de l’accompagner aussi bien en ville que lors de longues balades, elle mérite clairement d’être considérée.


















